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Les 7 piliers capitaux du bien-être au travail : n°6 L' AUTONOMIE

Le cadre de travail est souvent trop strict et fait peu de place aux idées ou initiatives des collaborateurs en matière d’organisation du travail.  

La France est en retard et devrait s’inspirer de ses voisins nordiques (Danemark, Finlande et Suède, où le travail participatif est le modèle dominant), pour intégrer l’autonomie dans les entreprises et améliorer le bien-être au travail.   

 

Qu’est ce que l’autonomie au travail ?  

 

Le mot autonomie vient du grec “auton” soi-même et “nomos” qui renvoie à la loi, aux règles. L’autonomie est donc le fait d’avoir le pouvoir de décider pour soi-même.  

 

Appliqué au monde de l’entreprise, cela renvoie à l’autonomie dans le choix de l’organisation de son travail, et à la gestion de ses tâches avec plus de flexibilité. Pour aller plus loin, il s’agit également de la liberté dans ses tâches et de la possibilité de prendre des initiatives.  

 

La forme la plus poussée d’autonomie au travail se traduit par le modèle des entreprises libérées (L’Entreprise Libérée – Isaac Getz) ou opales (Reinventing Organization – Frédéric Laloux). Dans ces entreprises, le travail participatif est mis en avant. C’est-à-dire qu’on laisse la possibilité aux collaborateurs de s’impliquer et de participer directement à l’organisation du travail. Ils peuvent par exemple décider des tâches à effectuer ou encore apporter des idées en matière d’organisation de travail. Ils peuvent influer directement sur les décisions de l'entreprise et les liens hiérarchiques sont gommés.  

 

Quels sont les bienfaits de l’autonomie au travail ?  

 

L’autonomie va permettre au collaborateur de se sentir en confiance, de mieux maîtriser son rythme de travail et de trouver plus facilement son équilibre entre vie privée et vie personnelle. Il aura également à coeur de mieux accomplir ses tâches car il sera motivé par le fait d’être moins dirigé.  

 

Le manager ne lui imposera plus une manière de faire précise et la relation hiérarchique sera floutée. Ainsi l'ambiance de travail sera plus apaisée. 

 

Ces bienfaits auront, bien-sûr, un impact favorable sur la qualité de vie au travail. Celle-ci étant meilleure et les collaborateurs se sentant plus en confiance, on pourra constater une augmentation de la performance. 

 

Enfin, les bienfaits sont aussi du côté du manager qui pourra à long terme se reposer plus facilement sur ses collaborateurs et ainsi se dégager du temps pour les choses essentielles, notamment celle d’être disponible pour chacun de son équipe en cas de besoin ! 

 

Comment mettre en place l’autonomie dans son entreprise ?  

 

L’entreprise libérée a du mal à convaincre dans notre société, très attachée au modèle pyramidale, et est donc compliquée à mettre en place. Il vaut mieux agir progressivement et instaurer des actions favorisant l’autonomie des collaborateurs.  

 

Tout d’abord, il est important de détendre la relation hiérarchique et d’amener le collaborateur à rompre le lien de dépendance avec son manager. Pour cela, il faut l’aider en lui donnant confiance pour qu’il puisse agir et prendre des initiatives. Le manager va avoir un rôle actif en encourageant le collaborateur. 

 

Il va ainsi devoir valoriser ses réussites, rester à l’écoute de ses difficultés et l’accompagner s’il a besoin d’aide. Il est important de maintenir une écoute active et une attention envers son équipe pour déceler les problèmes et y apporter une solution.  

 

Il ne faudra pas blâmer les échecs, car sinon le collaborateur osera moins prendre des initiatives par la suite, ou ne le fera plus du tout. Dans ce cas, il vaut mieux rester bienveillant en essayant d’identifier ce qui n’a pas fonctionné et de mettre en place avec le collaborateur un plan d’action pour que cela fonctionne la prochaine fois.  

 

Il aura de moins en moins besoin de demander l’aide du manager et deviendra autonome. Pour autant, même si le collaborateur ne demande pas d’aide ou ne se trouve pas en difficulté il faut faire des points réguliers avec lui pour l’accompagner. 

 

Dans tous les cas, il faudra rester souple et laisser le droit à l’erreur. En faisant cela, le collaborateur aura moins de pression, comprendra qu’il peut se tromper s’il rectifie le tir les prochaines fois.  

 

Si ça ne fonctionne pas du premier coup, ne perdez pas espoir et essayez toujours de guider les collaborateurs dans le bon sens. L’autonomie sera vraiment bénéfique dans l'entreprise et pour le bien-être au travail.  

 

N’hésitez pas à demander des conseils et un accompagnement.