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Les 7 piliers capitaux du bien-être au travail : n°1 La CONFIANCE

Selon l’étude menée en août 2017 par Malakoff Médéric “Regards croisés sur la confiance en entreprise”(*), seulement 55% des salariés disent avoir confiance en leur dirigeant. 

 

Les chiffres ne sont pas mauvais et on constate une amélioration ces dernières années. Cependant, on peut se rendre compte du potentiel qui reste encore à exploiter en travaillant sur la confiance dans les relations de travail !   

 

Qu’est-ce que la confiance ?  

 

Il est important de pointer du doigt ce que représente la confiance pour mieux l’appréhender, la cerner et surtout l’appliquer.  

Les relations de confiance que ce soit entre collaborateurs ou avec la hiérarchie, représentent un idéal à atteindre pour gagner en bien-être au travail.  

 

La confiance est le sentiment de sécurité ressenti par une personne qui se fie à une autre. Il peut s’agir par exemple de la confiance que l’on place entre les mains du collaborateur à qui l’on confie une mission pour que celle-ci soit correctement exécutée.  

 

 Sauf cas particuliers, le travail est relationnel donc il dépend de ces relations de confiance pour que tout se passe bien et conserver une bonne ambiance. La confiance influe aussi sur la motivation des équipes , si elles n’ont pas confiance entre elles ou en leur hiérarchie la motivation sera réduite. Et bien-sûr le travail d’équipe et la cohésion seront affectés.  

 

Il peut également s’agir du sentiment d’assurance d’une personne qui se fie à elle-même et dans ce cas c’est la confiance en soi. Et c’est d’elle que tout part. 

 

Pourquoi doit-on commencer par avoir confiance en soi ?  

 

“La confiance en soi et la capacité à se tenir debout seul me paraissent essentielles pour réussir notre vie. Je ne parle pas d’une assurance stupide mais d’une conscience de notre potentiel intérieur, une certitude que nous pouvons toujours nous corriger, nous améliorer, nous enrichir et que rien n’est jamais perdu”. On ne peut que se sentir inspiré par cette citation du Dalaï Lama qui résume parfaitement la force de la confiance en soi.  

 

Il faut commencer par avoir “conscience de son potentiel” en d’autres termes se rendre compte de sa propre valeur. Il faut déjà être indulgent avec soi-même, accepter qu’on ne peut pas être parfait et se donner le droit à l’erreur. 

 

Ensuite, il faut se concentrer sur ses points forts et apprendre à accepter sans pudeur les compliments et les retours positifs qui permettront d'accroître le sentiment naissant de confiance en soi. Il faut aussi penser positif et se motiver intérieurement. Si on ne se sent pas à la hauteur on peut par exemple se répéter “j’en suis capable”, “je suis compétent”, “je vais y arriver”.  

 

Enfin, il faut oser agir ! Se tromper n’est pas grave mais s’abstenir c’est passer à côté d’une chance de grandir de ses erreurs, “nous améliorer, nous enrichir” et prendre confiance en soi ou tout simplement de réussir. 

  

Avoir confiance en soi est déjà essentiel pour être heureux mais aussi pour faire confiance. En effet, pour faire confiance aux autres il faut déjà avoir confiance en soi ! 

 

Comment rendre la relation de confiance réelle et sincère ?  

 

 La confiance repose sur la fiabilité de nos collaborateurs, on doit pouvoir se fier à eux sans craindre pour nos intérêts ou qu’ils ne respectent pas leur parole. Il en va de même avec la hiérarchie.  

La confiance permet de réduire le contrôle et si on réduit le contrôle les collaborateurs se sentent plus en confiance c’est un cercle vertueux. 

 

Pour instaurer des relations de confiance, il faut commencer par être sincère. En s’intéressant aux collaborateurs, en leur montrant un intérêt désintéressé sans autre objectif que de créer une relation avec eux. Il faut donc chercher à comprendre l’autre et pour que ça fonctionne il faut que ce soit réciproque en lui permettant de nous comprendre également.  

 

Il faut également respecter sa parole et ne pas inspirer une fausse confiance. Pour que la confiance soit sincère, on ne peut pas laisser de place au doute. Ainsi il ne faut pas mentir pour motiver une personne ou une équipe ça aura à coup sûr l’effet inverse. De même, il ne vaut mieux pas promettre quelque chose si on n’en est pas sûr (par exemple promettre une prime qui n’arrivera jamais).  

 

Il va aussi falloir veiller à respecter la confidentialité. Si un collaborateur se confie, il doit savoir que ses ressentiments ou son secret seront bien gardés. C’est important entre collaborateurs et encore plus avec la hiérarchie sinon personne n’osera se confier sur les problèmes rencontrés et son éventuel mal-être. Chacun doit se sentir libre de dire ce qu’il pense sans que ça se retourne contre lui. 

 

 Il est également important de montrer l’exemple. On en revient encore à l’importance des managers dans une démarche d’amélioration du bien-être au travail car ils seront en première ligne pour montrer l’exemple et inspirer confiance. Ils doivent respecter les règles qu’ils veulent mettre en place dans leurs équipes, les méthodes et process de travail. Ils prouvent ainsi qu’il sont fiables et dignes de confiance pour leur équipe.  

 

 

Enfin, il faut apprendre à reconnaître ses torts. C’est parfois difficile de reconnaître que l’on s’est trompé mais il faut se donner et par extension, donner aux autres le droit à l’erreur. Les collaborateurs seront plus indulgents si on reconnaît ses erreurs auprès d’eux plutôt que si on cherche à les cacher car ils s’en rendront compte de toute façon.


(*) http://www.lecomptoirmm.com/management-rh/etude-regard-croise-dirigeants-salaries-confiance-entreprise/